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Quelles pénalités de retard risquez-vous et quels jours votre journal peut-il justifier ?

Un retard de livraison expose l'entreprise à des pénalités journalières prévues au marché. Mais tous les jours de retard ne sont pas imputables à l'entreprise : intempéries, attente d'une décision du maître d'ouvrage, retard d'un autre corps d'état. Renseignez le montant du marché, le retard, le taux et le plafond de pénalité prévus, puis les jours consignés dans votre journal : l'estimateur affiche les pénalités brutes, celles qui restent exposées et ce que la documentation permet de contester.

Vos paramètres

€ HT
jours

Jours calendaires entre la date de fin contractuelle et la date de fin réelle ou projetée.

Valeurs indicatives : le taux réellement applicable est celui écrit dans votre marché ou dans le cahier des clauses auquel il renvoie, à vérifier.

% du marché

Plafond indicatif, souvent prévu par le marché ou le cahier des clauses de référence. Mettez 0 si aucun plafond n'est prévu. À vérifier dans vos pièces contractuelles.

jours

Seuls les jours notés le jour même, avec la météo et le poste arrêté, ont des chances d'être admis, selon les seuils fixés par le marché.

jours

Attente de décision du maître d'ouvrage, retard d'un autre lot, modification demandée en cours de chantier, documentés avec date et photo.

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Comment l'estimateur calcule-t-il les pénalités ?

La pénalité journalière est obtenue en divisant le montant du marché par le diviseur prévu au contrat : un marché de 180 000 € avec une clause au millième expose l'entreprise à 180 € par jour de retard. Les pénalités brutes correspondent à cette pénalité multipliée par tous les jours de retard, dans la limite du plafond si le marché en prévoit un. L'estimateur retire ensuite les jours que votre journal de chantier permet de documenter : intempéries reliées à un poste arrêté et arrêts imputables au maître d'ouvrage ou à un autre intervenant. Les jours restants sont ceux qui demeurent imputables à l'entreprise, et les pénalités restant exposées se calculent sur eux seuls, toujours dans la limite du plafond. La différence entre les deux montants est ce que la documentation vous permet de contester.

  • Pénalité par jour = montant du marché / diviseur prévu au contrat ;
  • Pénalités brutes = jours de retard x pénalité par jour, plafonnées si un plafond existe ;
  • Jours imputables = jours de retard moins jours d'intempéries et d'arrêts de tiers consignés ;
  • Pénalités restant exposées = jours imputables x pénalité par jour, plafonnées ;
  • Montant contestable = pénalités brutes moins pénalités restant exposées.

Ce que l'outil ne décide pas à votre place

Les jours d'intempéries ne sont pas déduits automatiquement dans la vie réelle : le marché ou le cahier des clauses qu'il vise fixe des seuils de pluie, de vent ou de température, une procédure de constat et parfois un nombre de jours déjà provisionnés dans le délai. Un jour de pluie non consigné le jour même, sans lien avec un poste arrêté, sera difficilement admis. De même, un arrêt imputable au maître d'ouvrage doit avoir été signalé par écrit au moment des faits. Les taux et le plafond proposés sont des usages courants, pas des valeurs certaines : reportez ceux de votre contrat. Enfin, l'estimateur ne traite ni les pénalités pour absence aux réunions de chantier, ni les retenues de garantie, ni les intérêts éventuels.

La preuve se construit chaque jour

Le montant contestable n'existe que si les jours ont été notés à chaud, avec la météo, l'effectif présent et une photo. Un journal reconstitué après la mise en demeure convainc rarement.

Questions fréquentes sur cet outil

Pourquoi les jours consignés ne sont-ils pas tous déduits d'office ?
Parce que chaque marché fixe ses propres conditions : seuils météorologiques, procédure de constat contradictoire, délai de signalement. L'estimateur suppose que vos jours documentés remplissent ces conditions ; c'est à vous de le vérifier dans les pièces du marché.
Quel diviseur choisir si mon marché indique un montant fixe par jour ?
Choisissez l'option la plus proche pour l'ordre de grandeur, puis lisez surtout la ligne de pénalité par jour et les jours imputables : vous pourrez multiplier le montant fixe de votre contrat par le nombre de jours restant exposés.
Le plafond s'applique-t-il avant ou après la déduction des jours justifiés ?
L'estimateur l'applique aux deux montants séparément, brut et net. Si le retard brut dépasse largement le plafond, les jours justifiés ne réduisent l'exposition qu'à partir du moment où les jours imputables repassent sous ce plafond.
Un journal de chantier suffit-il à faire tomber les pénalités ?
Non, mais il en est la condition. Le journal apporte la chronologie datée et illustrée sans laquelle aucune demande de prolongation de délai ne tient. La décision dépend ensuite du contrat, du maître d'oeuvre et, en cas de désaccord, du juge ou du médiateur.

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Des jours justifiés, pas des souvenirs

ChantierJournal date chaque intempérie, chaque attente et chaque photo, pour que vos jours justifiables existent le jour où l'on vous les réclame.

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